Je vais faire très court pas plus de 10 lignes (ce qui pour moi sur le sujet est très court)
Ils ont raison de se défendre car :
1 - Greenpeace tend à les faire appararaître pour des pilleurs invétérés de ressource alors que le problème n'émane pas seulement d'eux.
2 - La ressource est certes fragilisée mais, ils sont loin d'être les seuls responsables
Le dossier est complexe (les courageux liront les arguments avancé pour les points annoncés ci-dessus)
Pour faire court : à cette période de l'année, les pêcheurs "Marseillais" (sètois serait plus juste) capturent traditionnellemant un thon rouge (Thunnus thynnus) en Méditerrannée et descendent vers les Canaries dans leur traque. C'est un thon pêché à la senne (un filet qui ceinture le banc et se ferme par le fond)
Ces filets dits pélagiques peuvent capturer exceptionnellement jusqu'à 500 t en une seule fois ce qui est tout aussi énorme que miraculeux.
Très globalisante du problème et en quête de médiatisation, Greenpeace tend à les rendre responsable de la raréfaction de la ressource par ses actions spectaculaires actuellement en cours. En fait, le thon rouge (Thunnus thynnus) est principalement fragilisé par les navires qui le capturent pour l'élevage. Il faut vous dire que l'on ne maîtrise pas l'élevage marin des thons comme on maîtrise celui des saumons ! Les thons élevés (en particulier par les Espagnols) en "aquaculture" sont des thons sauvages capturés petits et elevés et nourris par l'homme pour la commercialisation. Les tonnages immatures capturés sont énormes.
Cette pratique de capture avant l'age adulte ampute donc le stock avant la reproduction de l'espèce. C'est donc le renouvellement de l'espèce qui est menacé à la base et non pas à la maturité. Avant cette pratique, le stock était déjà fragilisé par sa capture industrielle à la senne comme la pratique les Sétois (mais pas seulement eux, il conviendrait de parler des filets maillants dérivants désormais interdits)Ce stock fragile ne s'est donc pas suffisamment renouvelé ces dernières années. L'espèce a donc accéléré son déclin. Il convient cependant de dire que le thon à l'un des plus fort potentiel de régénérescence halieutique. Apparemment, il se reproduirait même d'autant plus rapidement qu'il est menacé
Le thon rouge est d'autant plus fragilisé qu'il est le seul avec le patudo (thunnus obesus) pêché à la palangre (qui n'est plus écologique que la senne que dans la tête des écologistes) à être commercialisé pour les Sushi. La consommation de sushi était auparavant essentiellement asiatique. Depuis quelques années (5 ans environ), les sushis sont très tendance dans les restaurants New-yorkais et en Europe occidentale. Ce thon qui se vend très très très cher sur les places asiatiques pour les morceaux de choix (avant du corps) est donc très recherché par des pêcheurs dont la présence dans certaines ZEE (Zone économique exclusive) n'est pas toujours légale.
Quand les Méditerranéens pêchent le thon, ils le font avec des autoristions donc sont contrôlés et paient des droits de pêche. Ce n'est donc pas eux qu'il faut fustiger. C'est en amont, sur les licences et en aval sur la verbalisation des contrevenants qu'il convient d'agir
Dernier point (rapidement), le thon peut avoir des difficultés temporaires de reproduction en raison de la modification de l'environnement marin (variation des température de l'eau... et conséquent de mouvements de plus grande envergure de type El Nino - ENSO)
Je sais, ce n'est pas avec ce sujet que je vais mobiliser les foules financières mais comme c'est dans l'actualité du bousier, j'ai profité d'un coin de mon blog pour faire tribune et pour parlé d'un milieu peu connu des masses. Les puristes m'en voudront d'avoir traité le problème à coup de hachoir mais l'objectif était de mieux faire comprendre un problème que peu maîtrisent
Bonne soirée (Merci de votre courageuse lecture)
NB : le thon rouge se pêche depuis l'Antiquité à la madrague en Méditerranée. Platon fut l'un des premier à décrire sa pêche
Pour ceux qui ont l'occasion, Dali l'a peinte. Le tableau est à la Fondation Paul Ricard
(Vous voyez que je retombe sur mes pattes financières
)
Bravo Sasha pour ton esprit d'analyse, tes intêrets dans de nombreux domaines, mais aussi pour ta manière d'exprimer tes idées qui témoigne d'une excellente culture générale et littéraire.
Je ne te connais pas, c'est celà,le Net. Peut-être es-tu quelqu'un bardé de diplômes, peut-être n'as tu aucun cursus scolaire ou universitaire. Mais je ne serai pas le seul à penser ainsi en lisant tes posts. C'est tout le charme des forums diversifiés et ouverts.
Et là, une pierre dans ton jardin : N'est ce pas toi qui fustigeais les participants au forum qui se plaçaient résolument hors finances. Ne crois tu pas qu'il serait dommage de nous priver dece genre de réflexion !
Personnellement, je n'aime pas trop Greenpeace dont les actions sont trop souvent basées sur le spectacle, le choc, la provoc. plutôt que sur des études documentées.
Entendons nous, je n'ai rien contre la provoc., mais seulement si elle survient pour défendre une cause légitime. Mais là, on se rapproche plutôt de la chasse à l'audimat.
Je sais utiliser la le forum pour des propos hors finance c'est pas trop top.... mais c'est dans l'actualité présentée hier soir par boursier. Ca ne fait que 1 post dans mon blog sur pratiquement 6000 communiqués que j'ai effectués en 18 mois de présence ici
Ce que je condamnais c'était surtout les photos à un certain moment où on commençait à être envahis et quand le forum commençait à déraper. Je trouvais que des colonnes de photos ne se justifiaient pas et j'avais tenté de recadrer les choses
Je peux te parler finance thonière si tu le souhaites.... Les bateaux français ont des quotas qu'ils exploitent et pour lesquels ils paient. Si on ne veut pas qu'ils pêchent, c'est simple = ne pas attribuer de quotas mais ça ne résoudra pas le problème de fond
Un kg de thon rouge sur les marchés asitiques peut atteindre 2 300 E et non pas 500 E comme on le raconte dans toute la presse en ce moment
C'est donc une pêche lucrative qui attire hors quota et donc en pêche illégales des palangriers asiatiques (en particulier de Taïwan et de Corée). Ces équipages sont payés des clous. A ces gars, on a le plus souvent dit ou c'est la mer ou tu continues la prison. Ils choisissent le bagne sur l'eau. Tu retrouves ces flottes en océan Indien et surtout dans le Pacifique et certains d'entre vous les ont sans doute vus à Las Palmas aux Canaries.
Note complémentaire. Il convient de ne pas confondre pêche thonière du thon rouge (Thunnus thynnus) dont on a parlé avec la pêche au thon germon (Thunnus alalunga) dans le golfe de Gascogne. Il y a également une tendance à l'amalgame dans la presse. Le germon est destiné essentiellement à une commercialisation en frais chez votre marchand et surtout à la mise en boîte. Ce ne sont donc pas du tout les mêmes marchés
Ne confondez pas non plus avec la pêche au thon tropical (pratiquées par les concarnois et les Espagnols de Vigo aux Seychelles et dansl e golfe de Guinée) qui ciblent le thon jaune (Thunnus albacares), le patudo (Thunnus obesus) et le listao (Kasuwonus pelamis). Ces trois variétés sont pêchées pour la mise en boîte. En revanche sur les pêcheries tropicales les Asiatiques sont en concurrence avec nos pêcheurs européens puisque le patudo a une chair suffisamment grasse pour être commercialisée en sushi et sahimi et d'autres préparations fermentées (arabushi)
J'avais bien compris ton intention quand tu vilipendais les post hors bourse, j'étais d'accord sur le fait qu'il ne doivent pas envahir, ou bien être dans des files à part.
Je confirme qu'il s'agissait juste d'un petit titillement ironique et sans reproches
En revanche, je conserve ton post au chaud, en souhaitant le retrouver facilement.
Bien pensé et documenté, je viens de le lire vite fait, pas le temps, il mérite au moins une relecture suivie d'un peu de réflexion
Sympa Aber. Merci
A ta disposition pour tout complément d'enquête
e-sacha a écrit :Je vais faire très court pas plus de 10 lignes (ce qui pour moi sur le sujet est très court)
Ils ont raison de se défendre car :
1 - Greenpeace tend à les faire appararaître pour des pilleurs invétérés de ressource alors que le problème n'émane pas seulement d'eux.
2 - La ressource est certes fragilisée mais, ils sont loin d'être les seuls responsables
Le dossier est complexe (les courageux liront les arguments avancé pour les points annoncés ci-dessus)
Pour faire court : à cette période de l'année, les pêcheurs "Marseillais" (sètois serait plus juste) capturent traditionnellemant un thon rouge (Thunnus thynnus) en Méditerrannée et descendent vers les Canaries dans leur traque. C'est un thon pêché à la senne (un filet qui ceinture le banc et se ferme par le fond)
Ces filets dits pélagiques peuvent capturer exceptionnellement jusqu'à 500 t en une seule fois ce qui est tout aussi énorme que miraculeux.
Très globalisante du problème et en quête de médiatisation, Greenpeace tend à les rendre responsable de la raréfaction de la ressource par ses actions spectaculaires actuellement en cours. En fait, le thon rouge (Thunnus thynnus) est principalement fragilisé par les navires qui le capturent pour l'élevage. Il faut vous dire que l'on ne maîtrise pas l'élevage marin des thons comme on maîtrise celui des saumons ! Les thons élevés (en particulier par les Espagnols) en "aquaculture" sont des thons sauvages capturés petits et elevés et nourris par l'homme pour la commercialisation. Les tonnages immatures capturés sont énormes.
Cette pratique de capture avant l'age adulte ampute donc le stock avant la reproduction de l'espèce. C'est donc le renouvellement de l'espèce qui est menacé à la base et non pas à la maturité. Avant cette pratique, le stock était déjà fragilisé par sa capture industrielle à la senne comme la pratique les Sétois (mais pas seulement eux, il conviendrait de parler des filets maillants dérivants désormais interdits)Ce stock fragile ne s'est donc pas suffisamment renouvelé ces dernières années. L'espèce a donc accéléré son déclin. Il convient cependant de dire que le thon à l'un des plus fort potentiel de régénérescence halieutique. Apparemment, il se reproduirait même d'autant plus rapidement qu'il est menacé
Le thon rouge est d'autant plus fragilisé qu'il est le seul avec le patudo (thunnus obesus) pêché à la palangre (qui n'est plus écologique que la senne que dans la tête des écologistes) à être commercialisé pour les Sushi. La consommation de sushi était auparavant essentiellement asiatique. Depuis quelques années (5 ans environ), les sushis sont très tendance dans les restaurants New-yorkais et en Europe occidentale. Ce thon qui se vend très très très cher sur les places asiatiques pour les morceaux de choix (avant du corps) est donc très recherché par des pêcheurs dont la présence dans certaines ZEE (Zone économique exclusive) n'est pas toujours légale.
Quand les Méditerranéens pêchent le thon, ils le font avec des autoristions donc sont contrôlés et paient des droits de pêche. Ce n'est donc pas eux qu'il faut fustiger. C'est en amont, sur les licences et en aval sur la verbalisation des contrevenants qu'il convient d'agir
Dernier point (rapidement), le thon peut avoir des difficultés temporaires de reproduction en raison de la modification de l'environnement marin (variation des température de l'eau... et conséquent de mouvements de plus grande envergure de type El Nino - ENSO)
Je sais, ce n'est pas avec ce sujet que je vais mobiliser les foules financières mais comme c'est dans l'actualité du bousier, j'ai profité d'un coin de mon blog pour faire tribune et pour parlé d'un milieu peu connu des masses. Les puristes m'en voudront d'avoir traité le problème à coup de hachoir mais l'objectif était de mieux faire comprendre un problème que peu maîtrisent
Bonne soirée (Merci de votre courageuse lecture)
Visiblement, e-sacha connait bien la Bretagne, mais pour ce qui est de la méditerannée, comme l'on dit en langage boursier, e-sacha aurait besoin de vivement creuser le sujet, car ce post est bourrée d'aneries et de contre vérités...
Un gars du Sud naviguant entre Marseille et Sète....

Ouille,ouille ; ça thouille 
Salut,ta critique est facile,même si tu as l'expèrience de naviguer sur toutes les mers du sud,ne te permet pas de critiquer un travail de fond qui a du demander bcp de temps à sacha pour le réaliser et nous le communiquer.
Peut e^tre y a t'il de petites erreurs,mais c'est mieux que de mentir et de raconter n'importe quoi.
quand à Sacha,elle aide plus de gens que toi qui ne fait que critiquer.
A+
Salut,ta critique est facile,même si tu as l'expèrience de naviguer sur toutes les mers du sud,ne te permet pas de critiquer un travail de fond ( ca reste à démontrer.... ) qui a du demander bcp de temps à sacha pour le réaliser et nous le communiquer.
Peut e^tre y a t'il de petites erreurs,mais c'est mieux que de mentir et de raconter n'importe quoi. ( ben oui, mais quand on informe les gens, autant d'éviter de les induire en erreur.... )
quand à Sacha,elle aide plus de gens que toi qui ne fait que critiquer.
Aider les gens, en voila une belle ambition....
A+