
J’ai laissé toute latitude aux courageux si habiles dans le maniement de la critique, du sous-entendu et du conseil rétrospectif pour se lancer dans une étude construite du placement de ce nouveau titre. Comme Sœur Anne, je ne vois toujours rien venir. J’en déduis que leur démarche ne s’inscrit pas dans la construction de ce forum ni dans l’échange. J’ai donc décidé de ne pas laisser davantage d'espace à "ces casseurs". Je reportedonc ici quelques infos que j’ai réunies sur Genfit. J'en suis sûre, elles seront utiles au plus grand nombre.
Bonne lecture
Au début novembre, Genfit a déposé auprès de l'AMF sa demande d'admission sur Alternext. Récemment, nous avons eu sur le marché parisien de superbe flambées des biotechologiques : Nicox, Transgène... A l'heure où les grands laboratoires (Sanofi, Merck, Pfizer) rencontrent des difficultés de développement ou de commercialisation de leurs produits, les petits laboratoires sont-ils voués aux mêmes échecs ou sont-ils les pépinières du renouveau de la recherche biopharmaceutique ?
Lire : Introductions : les "biotechs" y prennent goût...
Profil de la société
Genfit est une société biopharmaceutique dont l’axe de recherche se situe dans le développement de médicaments innovants destinés à la prévention et au traitement de la pathologie cardiométabolique*. Genfit se veut une société de découverte et de développement de "médicaments originaux".
Genfit est une jeune entreprise lilloise créée en 1999 et comptant 120 personnes. Elle dispose d'une filiale à Cambridge (Massachussetts - Etats-Unis)
Genfit a conclu des accords de partenariat avec plusieurs grands groupe industriels pharmaceutiques : Sanofi Aventis, Merck, Pierre Fabre, Kowa, Laboratoires Servier et Laboratoires Fournier. Les revenus générés par cette collaboration avec les grands laboratoires permettent à Genfit de financer partiellement le développement de ses médicaments.

Etapes du développement de Genfit
Lire :
1 - Genfit sur Alternext le 19 décembre
2 - Entretien avec Jean-François Mouney, Président du Directoire de Genfit par Boursier.com
Les recherches de Genfit
Genfit détient un portefeuille de 177 brevets ou demandes de brevets regroupés dans 25 familles, correspondant chacune à une invention spécifique.
Les axes de recherche de la société
Les candidats médicaments propriétaires de Genfit ciblent la pathologie cardiométabolique et ses désordres associés : les dyslipidémies, le diabète, l’obésité, l’athérosclérose et hypertension. Genfit développe une approche innovante de découverte de médicaments multimodaux qui ciblent simultanément plusieurs de ces indications.
Avancement des travaux

Pipeline Genfit accessible en zoom ici
Répartition du capital
Les documents que j'avais à disposition mettent constamment en avant la stabilité financière de l'entreprise et sa culture managérale.

Structure de l’actionnariat au 18 décembre 2006
Modalités de l'offre
Placement direct
Première cotation : 19 décembre 2006
Prix du placement : 9 €/Action
Montant du placement privé : 15 Mo d’€
Montant du placement privé : 11 .270.626 Actions dont 9.600.064 actions déjà existantes et 1.670.562 actions nouvelles.
Voir chez Boursier :
Genfit arrive aujourd'hui sur Alternext !
Quelques chiffres
La société est bénéficiaire pour la 6e année consécutive. Elle a enregistré un chiffre d’affaires 2005 de 13.2 millions d’€ et dégagé un résultat net positif de 1.8 millions d'€.
Capitalisation boursière après introduction : 101 Mo d’€
(Genfit entre donc sur Alternext en se classant d’emblée parmi les dix premières capitalisations boursière de ce marché.)
Voir :
1 - Bilan Consolidé du premier semestre 2006
2 - Bilans Consolidés Annuels : 2004 et 2005
3 - Entretien avec Jean-François Mouney, Président du Directoire de Genfit par Boursier.com
Agenda financier
Clôture de l'exercice : 31 décembre
Résultats annuels : Avril
Assemblée générale annuelle des actionnaires : Juin
Résultats semestriels : Octobre
Conclusion
En tant qu’investisseurs particuliers, nous n’avons pas été sollicités pour participer à cette mise sur le marché
. La société ne s’en cache pas, elle entre en bourse pour lever des fonds. Gageons qu’à ce moment-là Genfit saura se souvenir de l’actionnaire individuel. Probablement, l’action ne sera plus au même prix. Il n’est sans doute pas opportun de patienter dans cette optique
.
A lire ce matin : Une nouvelle Interview de JF Mouney
Il évoque à nouveau l'augmentation de capital et déclare
"Nous serons à nouveau bénéficiaires cette année. Je veux rappeler que chez Genfit, nous sommes obsédés par les profits..."
Article de référence : Entretien avec Jean-François Mouney, Président du Directoire de Genfit
Jean-François Mouney, Président du Directoire de GenfitInterview du 15/03/2007
Boursier.com : Vous souhaitez lancer une nouvelle augmentation de capital de l'ordre de 30 à 40 Millions d'Euros, pouvez-vous en préciser le calendrier et si les actionnaires individuels, non sollicités lors de votre introduction en décembre, le seront cette fois-ci ?
J-F. M. : Nous souhaitons lancer l'opération après l'été. Elle sera ouverte au grand public, ce qui permettra aux petits porteurs de souscrire. L'opération consistera à lever des capitaux. 30 ME ce serait très bien, 40 ce serait parfait ! Notre Trésorerie est d'ores et déjà solide, mais nous voulons nous donner des moyens nouveaux pour la suite, à savoir toujours plus de dépenses cliniques, des possibilités de croissance externe.
Boursier.com : Les 15 ME levés lors du Placement Privé au cours de l'introduction n'ont donc pas suffi...?
J-F.M. : La première levée de fonds de 15 ME nous a déjà fourni des moyens importants. Elle nous a donné la possibilité de faire des phase II très complètes, une nécessité pour nous : avec des médicaments candidats susceptibles d'intégrer des marchés de 500 ME pour les plus modestes ou 5 MdsE pour les plus importants, les fondations doivent être plus solides que certains produits de niches développés par d'autres biotechnologies...
Boursier.com : Vous évoquez la possibilité de réaliser des opérations de croissance externe...
J-F.M. : La société compte environ 130 collaborateurs. C'est une belle taille, mais qui n'est pas idéale. Il y a trois types de complémentarités possibles qui se dégageraient d'une acquisition : une cible présente sur notre territoire, mais avec une approche scientifique différente, ce qui nous apporterait une forme de diversification de notre portefeuille. Cette première complémentarité peut aussi s'obtenir en acquérant directement des molécules différentes. Il faudra apprécier la différence entre le coût de l'acquisition d'une entreprise avec le coût de l'acquisition d'une entreprise. Une deuxième complémentarité concernerait la maladie d'Alzheimer, à travers l'acquisition d'une connaissance clinique de la maladie, alors que nous avons une approche biologique uniquement, enfin troisième possibilité : une société qui nous amènerait une partie "Chimie" importante.
Boursier.com : La régularité de votre "news flow" est-il un des objectifs que vous recherchez ?
J-F.M. : L'objectif doit être de faire entrer un produit en phase I tous les ans. Nous en sommes très proches. Nous voulons aussi être plus durs et sévères dans les prix des produits et être en position d'avoir tous les deux ans au moins un "deal" de produit important avec l'industrie pharmaceutique. Voilà le rythme que doit avoir une "biotech" de rang international.
Boursier.com : Les modes de financement des "biotechs" semblent un peu aléatoires, les investisseurs préférant miser sur plusieurs sociétés, dans l'espoir dans en avoir une dans le lot qui réussisse... Qu'en pensez-vous ?
J-F.M. : Je leur explique que Genfit est une société capable de générer de la valeur et même de pouvoir passer un certains nombre d'obstacles. Ce qui découle du mode de financement que vous avez décrit, c'est un mode de fonctionnement dangereux de la part de certaines "biotechs". Je trouve que beaucoup d'entre elles mettent tous leurs oeufs dans le même panier, c'est-à-dire un maximum de financement sur un seul produit sans en avoir un deuxième derrière. Je souhaite que Genfit garde sa capacité à alimenter le "pipe". La croissance est une forme possible d'alimentation de ce "pipe".
Boursier.com : On attend des résultats de Phase I et II au début de l'été pour certaines molécules. La levée de fonds est-elle conditionnée à la leur réussite ?
J-F.M. : Imaginons le scénario catastrophe d'un échec, nous attendrons alors probablement les résultats des prochains produits... Mais ce n'est pas le scénario que je privilégie. Quoiqu'il arrive, nous ne solliciterons les investisseurs que si nous sommes en mesure de leur présenter des avancements solides du développement des molécules.
Boursier.com : Un mot sur les renouvellements de contrats signés avec Solvay et Sanofi Aventis...
J-F.M. : Nous avions annoncé que nous étions en position d'aboutir avec Solvay et avec Sanofi Aventis, dans la prolongation de nos contrats avec eux. C'est fait. Ce qui est important c'est que nous avons signé pour développer de nouveaux programmes... Nous partons sur de nouvelles cibles et sur de nouvelles possibilités de mettre de nouveaux produits sur le parcours en Phase I.
Boursier.com : Vous présenterez vos résultats annuels à la fin du mois. A quoi s'attendre ?
J-F.M. : Nous serons à nouveau bénéficiaires cette année. Je veux rappeler que chez Genfit, nous sommes obsédés par les profits, mais je veux aussi prévenir le Marché que notre rôle est de créer de la valeur. Pour ce faire, nous devons développer des molécules lors des prochains exercices. Ce qui suppose beaucoup d'investissements cliniques. L'heure est plus que jamais aux investissements ambitieux dans les développements cliniques. Le jeu en vaut la chandelle. Je pense que nous reviendrons à des profits significatifs au plus tard en 2010.
Propos recueillis par Arnaud Bivès
Genfit : vise le retour à la rentabilité en 2009
Les déclarations de JF Mouney vont probablement mettre le titre en émoi cet après-midi.
"La société espère redevenir rentable à partir de 2009". Je crois que le marché va sanctionner. Les résultats sont assez décevants. Le bénéfice 2006 ramené à 0,33 Mo d'€
Commentaire du 10 avril
Le marché ne réagit guère aux publications presse matinale et reste solidement campé sur les 13 €.